ALIM QASIMOV & FARGANA QASIMOVA
AZERBAÏDJAN, 4 musiciens



" Une voix incroyable, qui met les passions humaines en équation avec une finesse de ton et d’accord qui vous arrache les tripes." Hélène Lee - Libération Comme celle du grand maître pakistanais Nusrat Fateh Ali Khan, à qui on le compare volontiers, la voix d’Alim Qasimov rebondit sans cesse, cisèle des mélodies basses ou aiguës. Ses mélodies célestes fortement ancrées dans une tradition turco-arabo-persane, qui a résisté au réalisme socialiste, sont un entrelacs hérité des bardes azéris, poètes de l’Azerbaïdjan, et des sonorités du Caucase. Sa fille, qui l’accompagne, se livre avec lui à de somptueuses joutes vocales soutenues par de fabuleux musiciens qui jouent de toutes sortes d’instruments traditionnels : tàr (luth à onze cordes), kamanché (vielle) et le daf, tambour muni de grelots et de ferrailles sur lequel Qasimov rythme ses magham, ces chansons de geste qui racontent l’amour et le secret des âmes. « …C’est un chanteur des extrêmes. Alim Qasimov a été élevé dans le chant traditionnel sans avoir des références historiques azéries, ni universelles, avant de devenir un des principaux ténors de la « world » sur la scène internationale. Ni fils de l’élite azérie, ni formé dans une de ces écoles musicales classiques inféodés à Moscou, Qasimov se présente comme un phénomène vocal d’origine paysanne, devenu au hasard des rencontres le digne représentant d’une jeune république d’Asie centrale fraîchement indépendante… »LIBERATION « Alim Qasimov ne se contente pas de chanter ses émotions : il revit à chaque fois, pour le grand plaisir de son public, qui ressort lessivé de ses concerts, comme après une catharsis libératrice où l’on a clamé son désespoir, hurlé sa rage, ou l’on s’est laissé grisé par l’extase, où la jubilation a fini par l’emporter »TELERAMA La gloire d’Alim Qasimov s‘est rapidement étendue au-dehors de son pays. Ses tournées l’ont conduit d’abord en Asie Centrale, puis aux Etats-Unis, en Europe, notamment en France et plus tard au Japon. Enfin à Téhéran – bastion des maqâm (ou radif) -, il connut un triomphe sans égal et parvint à balayer définitivement les préjugés jaloux des mélomanes persans à l’égard de la musique de l’Azerbaïdjan. Il est toujours hardi de proclamer qu’un artiste est le meilleur, mais certains n’ont pas hésité, toutes catégories confondues, à présenter Alim Qasimov comme le plus grand chanteur actuel. Si une telle affirmation peut se discuter au nom des principes esthétiques propres à chaque culture musicale, elle reste défendable si l’on tient compte d’un ensemble de facteurs. La science de la composition modale et de l’improvisation, la virtuosité des spontanéités, la force d’impact de la palette expressive. Et puis, surtout, l’art de communiquer avec le public, de l’émouvoir et de le plonger tour à tour dans les affects les plus variés sans jamais basculer dans l’affectation, le maniérisme ou la vanité. Jean Turing / Livret ACORA Prix International de Musique de L’UNESCO







Alim Qasimov